Sur la rive droite de la Garonne, qu’elle borde sur près de 4 km, la commune de Bassens s’étend sur 1027 hectares et accueille un peu plus de 7000 habitants. Celle qui fut au Moyen-Âge le siège de la puissante baronnie de Montferrand, est caractérisée par une histoire ancienne et riche en événements…
Beaucoup d’interrogations demeurent encore à l’heure actuelle concernant l’histoire de Bassens. Elle se reconstitue jour après jour grâce au travail de l’agent d’animation du patrimoine, nommé en septembre 2000, de l’association Histoire et Patrimoine de Bassens, créée en 1996, et de l’Association Bassenaise pour la Protection de l’Environnement et la Promotion du Patrimoine (A.B.P.E.P.P.), fondée en 1995. Les connaissances actuelles laissent entrevoir l’histoire de Bassens.
Toutefois, l’avancée des recherches permettra sans doute d’apporter de nouveaux éléments, de confirmer ou même d’infirmer les présentes données. La recherche est ainsi faite.
L’histoire n’étant pas une science exacte, sa restitution nécessite du temps…
Signification du blason de Bassens
Léopard : présent autrefois sur les armoiries de la Guyenne lorsqu’elle était sous domination anglaise
Voilier : symbole du commerce et des échanges
Grappe de raisin : rappel de l’importance de la vigne à Bassens jusqu’au début du XXème siècle
Croissant de lune : représentation du méandre formé par la Garonne
L’occupation du sol bassenais est attestée dès la Préhistoire. Toutefois, c’est au cours des invasions barbares que le territoire s’est véritablement constitué.
Au Moyen-Âge, l’histoire de Bassens est étroitement liée au destin des seigneurs de Montferrand dont la forteresse est démantelée à la fin de la Guerre de Cent Ans.
Au XVIIIème siècle, nobles et bourgeois bordelais font construire de belles demeures environnées de vigne, tout comme les riches négociants et les armateurs un siècle plus tard.
Collection Privée B. Vallier
Aux XIXème et XXème siècles, des événements transforment considérablement le paysage bassenais. L’un des plus mémorables est la séparation entre Bassens et le Carbon-Blanc en 1853. Peu de temps après, la construction du chemin de fer d’Orléans bouleverse le vignoble et marque le début d’une première implantation industrielle.
Entre 1917 et 1919, les troupes américaines édifient des quais et des voies ferrées dans la partie basse de Bassens. Dès lors, le développement urbain et industriel entraîne une disparition massive des vignes et un recul de la viticulture, activité essentielle du XVIIIème siècle au début du XXème siècle.
Aujourd’hui, le paysage de Bassens se caractérise par une zone d’habitation résidentielle, à l’est, et par une zone industrialo-portuaire à l’ouest. De nombreux domaines ont été conservés ainsi que quelques hectares de vignes exploités par des propriétaires privés (domaine de Moulerin et château Muscadet).
Le territoire bassenais comprend encore des châteaux et des demeures suburbaines privés ou municipaux dont les plus anciens datent de l’Ancien Régime.
Ainsi, la Municipalité a acquis, au sud de Bassens, les propriétés de Beaumont, des Griffons et de Séguinaud, et au nord de la commune, le domaine de Beauval. Restaurés ou en cours de restauration, ces domaines sont désormais voués aux actions sociales, culturelles et associatives. Ils témoignent de la volonté de la Municipalité de préserver et réhabiliter l’héritage bâti pour le mettre au service de la population…
Pour en savoir plus :
Guy Mayeur et Bernard Vallier, Bassens T.I
, coll. Mémoire en images, éd. Sutton, Joué-lès-Tours, 2001.
Lucienne et Guy Mayeur, Bassens T.II
, coll. Mémoire en images, éd. Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2005.
Lucienne et Guy Mayeur, Bassens T.III
, coll. Mémoire en images, éd. Sutton, Saint-Cyr-sur-Loire, 2007.